mardi 5 avril 2016

Le Bar ou Loup.

 
 


IDENTIFICATION:
Le loup a une forme allongée avec deux rangées distinctes d'épines dorsales et un dos très prononcé. Les nageoires pelviennes, en position thoracique présentent toujours 1 épine et 5 rayons mous. L'anale débute par 3 épines et la caudale est constituée de 15 rayons branchus. Les bords du préopercule sont dentelés et l'opercule porte 2 épines aplaties. Le loup a une livrée brillante, gris-argentée, pouvant tirer vers le bleu dans certains cas. La couleur s'éclaircît jusqu'à devenir complètement blanche sur le ventre chez les sujets adultes. La livrée des juvéniles et des alevins est différente, le corps est parsemé de tâches noires qui vont disparaître petit à petit jusqu'à la maturité.
 
Le bar est un nageur puissant et robuste dont la taille peut atteindre jusqu'à 1 mètre pour un poids approchant les 10 kg exceptionnellement. Le loup de Méditerranée a un corps plus ramassé que le bar de l'Atlantique.Sachez que la maille minimum est de 25 cm en Méditerranée (36 cm en Atlantique).
 
HABITAT:
Ces poissons côtiers des eaux tempérées, subtropicales et tropicales fréquentent facilement les eaux saumâtres. Ils sont sédentaires ou nomades, ils effectuent des migrations à l'inter saison, selon les régions. Présent en Méditerranée, Mer Noire et Atlantique oriental. Tant que le loup est jeune il reste aux abords de la côte. Dès qu'il devient adulte il descend dans les profondeurs (jusqu'à 100 m). Ils ne reviennent ensuite sur le littoral qu'au moment des grandes marées pour profiter des grandes quantités de nourriture disponibles. C'est à cette époque qu'on peut tirer de gros loups.
Ce sont des chasseurs infatigables que l'on qualifie de prédateurs ichtyophages. Ils chassent à l'affût, bondissant sur leurs proies, d'une détente vive et soudaine, leur énorme gueule grande ouverte. Comme pour beaucoup d'autres espèces son alimentation évolue avec l'âge. Les juvéniles se nourrissent de petits invertébrés et de mollusques. Quand il devient adulte son appétit insatiable se satisfait avec voracité de petits poissons tels que les anchois, sardines et mulets entre autres. Le régime de l'adulte comprend également des proies plus grosses comme les crevettes, les poulpes, les crabes et autres annélides.
Jeunes, les loups (dicentrarchus labrax) accompagnent facilement les bancs de sars ou de mulets. Adultes, ils s'en éloignent pour mener une vie solitaire ou en couple. La meilleure technique, paradoxalement est très semblable à celle qu'il emploie pour capturer ses proies. Le loup constamment aux aguets, dans l'attente du passage d'un banc de poissons, bondit sur lui dès qu'il l'aperçoit. Vous devez l'imiter pour réussir à le flécher.
Ses zones favorites sont les bordures de côtes agitées en eau trouble. Là des rencontres sont possibles dans moins d'un mètre d'eau. A la tombée de la nuit, le loup est toujours de sortie. Son activité se ralentit pendant les périodes de mer calme ou de basses pressions lorsqu'une tempête se prépare. On le trouve souvent alors, l'air endormi dans son repaire. Il n'est pas rare de le voir en semi-léthargie au fond d'un trou lorsque l'eau est pauvre en oxygène.
Il est capable de supporter des variations de salinité et des températures très élevées grâce à sa résistance. Grâce à ces qualités physique, il remonte facilement les cours d'eau, est capable de séjourner en lagune, en étang ou en estuaire toute une partie de l'année. Il en ressort l'hiver pour gagner la mer et ses frayères pour la reproduction. La reproduction du loup n'est pas uniforme selon les régions et l'âge des poissons. En Méditerranée la reproduction a lieu en plein hiver, concrètement de Décembre à Mars. En Atlantique c'est de Février à Mai. Le loup atteint sa maturité sexuelle plus tôt en Méditerranée, entre deux et trois ans contre quatre à cinq ans en Atlantique.
Souvent,les loups nous donnent plus souvent l'opportunité de les apercevoir, de les admirer que de les tirer. En effet, passé l'instant de surprise, la peur l'emporte et le loup disparaît aussi vite qu'il est apparu. Les chasseurs se posent beaucoup de questions à son sujet. La connaissance du poisson et le perfectionnement de la technique à employer prennent des années. Il faut analyser tous les paramètres (zones, météo, mois, horaire, etc ...) et toute une multitude de détails pour prétendre devenir un expert.
 
LA BONNE METHODE D'APPROCHE:
Dans une mer calme sans courant, de l'eau très claire, il est difficile d'approcher ce poisson craintif. Au moindre bruit il s'écarte et se tient toujours hors de portée de l'arbalète. Par contre dans une eau agitée et brassée, il est plus facile de se dissimuler derrière une pierre, une rague, dans les posidonies ou même à plat ventre sur le sable, sans l'effrayer. Grâce à un petit bruit original et discret on pourra l'attirer et le faire changer de trajectoire pour l'avoir en ligne de tir. Il est très important de ne jamais précipiter le tir. Les premiers poissons sont toujours les plus petits, les gros arrivent lentement, plus méfiants, souvent en fin d'apnée. D'où l'importance d'une bonne préparation. Le tir doit être assuré, il est inutile de tirer et risquer de blesser un poisson qui s'enfuit hors de portée. L'arbalète de 90 cm avec moulinet est idéale, sauf dans l'eau très sale ou le 60 cm devient indispensable.
 
Pour éviter de l'effrayer pendant l'agachon, la première règle est d'être convenablement lesté. Tout mouvement intempestif des jambes pour vaincre une flottabilité positive ou pour lutter contre le courant fera fuir immédiatement votre proie. Etant donné que les meilleures pêches se font dans peu d'eau ou par fort courant, on comprendra mieux l'interêt d'un bon lestage. Le canard et la descente doivent être irréprochables, sans bruit ni mouvement, l'arbalète collée au corps, le tuba hors de la bouche. Vous vous laissez planer jusqu'au poste d'agachon. Une fois au fond le calme et la décontraction seront les qualités qui vous permettront d'optimiser une apnée bien préparée en surface. Le choix du poste revêt une importance particulière, il doit vous camoufler tout en vous laissant un champ de vision assez large. A partir de ce moment le loup peut surgir de partout! Lorsque le poisson apparaît, il se rapproche (normalement) du chasseur, puis fait volte face. Beaucoup de chasseurs font l'erreur de décocher une flèche à ce moment là. Trop tard elle passera à côté. Mais quelle surprise de voir le Loup revenir comme pour sentir la flèche qui retombe dans le vide! D'un autre côté il n'est pas donné à tout le monde de laisser passer une telle occasion dans l'espoir de voir revenir quelques secondes plus tard ce loup ... quelques centimètres plus près! En théorie il faudrait attendre que le loup revienne la seconde fois. En effet sa curiosité est à ce moment plus forte que son appréhension. Sa volte face est en principe moins rapide et les possibilités de tirer à coup sûr sont meilleures. Mais il ne s'agit que de théorie qui est parfois bien éloignée de la pratique sous l'eau !
 
REPRODUCTION:
L'hiver est l'époque du frai pour le loup en Méditerranée. C'est la période de rapprochement sexuel chez ces poissons à fécondation externe. L'hiver est vraiment différent du reste de l'année. De mars à mai le loup se raréfie et disparaît presque complètement. Il migre vers les étangs côtiers (Berre, Thau, Leucate). En juin il réapparaît par petits groupes. On le rencontre même solitaire sur les fonds sableux et les posidonies. Sa prise est plus aléatoire. Dès la fin octobre, lorsque la température de l'eau chute brusquement et que les conditions de salinité sont réunis, les loups migrent vers les lieux de reproduction. Ils commencent à se regrouper en compagnes de plusieurs dizaines d'individus et vont frayer autour des îles des Embiez, de Marseille, sur les épaves et les jetées, au cap Béar. Cette période dure jusqu'en février-mars. Les plus grosses concentrations s'observent en décembre-janvier . La réussite de cette chasse repose sur des efforts d'observation ou des bons tuyaux. Il faut trouver les lieux de rassemblement, de fréquentation, de passage. De nombreux paramètres météo déterminent le début de la période du frai, le lieu et le type de pêche. Certains chasseurs attendent patiemment les mois d'hiver pour prendre leurs vacances et traquer les loups. Les très grosses concentrations se sont raréfiées à cause d'une pêche (professionnelle) intensive. La vie des alevins est pélagique comme le plancton dont ils se nourriront pendant quelques mois. A partir de ce moment leur croissance sera directement liée à la qualité et à la température des eaux. Il est fréquent de voir l'été de grands bancs de loups et mulets mélangés, dans les zones portuaires ou autour des écueils et des brisants.
 
LES BONS PARAMETRES PENDANT LA PERIODE DU FRAI:
Le lieu de passage: certaines pointes, secs et calanques offrent des conditions favorables au frai. Les clairières de sable bordés de posidonies entre 15 et 25 m de fond à proximité d'une remontée sont favorables aux passages. De temps en temps une femelle, reconnaissable au volume de son ventre, accompagnée de plusieurs mâles se détachent pour effectuer un parcours répétitif, soit vers la côte, soit vers la remontée. Chaque femelle va ainsi, en fonction des conditions de la mer effectuer ce manège pendant un à deux mois.
Il ne faut jamais tirer la femelle suitée qui porte les oeufs car elle repassera un peu plus tard avec ses suiveurs.
Le poste: c'est un endroit ou l'on peut rester en surface sans bouger, pour se ventiler avant de se positionner à l'agachon dans la bonne direction. Les concentrations se sont raréfiées à la surface. Il faut aller les chercher plus profond.
Le temps: Le loup aime une mer agitée qui oxygène l'eau et amène la nourriture. Avec une grosse houle les fonds de sable salissent l'eau. La visibilité réduite facilite l'approche pour l'agachon. Avec un fusil court, 60 cm caché dans les posidonies en direction du sable. Les loups curieux arrivent rapidement. Quand l'eau est vraiment trouble on distingue plus qu'on ne voit les poissons. Seul l'oeil est visible. Le tir au jugé doit être rapide et précis. Le résultat est parfois surprenant car un loup de 500 g ou 5 à 6 kg est au bout de la flèche.
Le moment: Le soir avant le coucher du soleil lorsque les loups remontent et le matin avant qu'ils redescendent sont les meilleurs moments.
Le courant: Il détermine le poste à prendre et doit être de face. Sans courant le poste ne vaut rien. Le courant d'est est bon sur les îles de Marseille.

Source=EDK(CSM.com)
 
 



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